Tout marché suppose l’harmonisation puis l’unification des économies par étape bien planifiées, inscrites dans une chronologie que les partenaires s’engagent à respecter au niveau des agents et des structures, de la legislation y afférente, du système banquier, de la fiscalité, afin d’intégrer les 3 secteurs clés que sont la production, le commerce et la productivité. En ce qui a trait à l’accession de l’Entrepreneur Haïtien sur le marché international, les termes et conditions ne prévoient pas de provisions légales. L’Entrepreneur est comme inaperçu dans l’arène globale. Il ne bénéficie d’aucun avantage.
L’environnement instable et des nombreux chocs externes qui ont affecté l’industrie haïtienne depuis de nombreuses années a provoqué un retard très sérieux vis-à-vis des principaux concurrents d’Haïti. Aussi, tous efforts d’amélioration de la productivité doivent-ils être placés dans un environnement mieux contrôlé et favorable à la production locale. L’invasion du marché par les produits en provenance tant de la République Dominicaine que des EUA reste un facteur important de blocage. Alors que plusieurs pays même developpés protègent certains secteurs d’activités: l’agriculture, l’industrie textile, etc…, Haïti ouvre ses frontières et place en situation non concurrentielle les entreprises haïtiennes, qui, compte tenu de la faiblesse des infrastructures, évoluent déjà dans un environnement peu favorable, avec des coûts de facteurs de production élevés.
La première Initiative qui doit être matérialisée, c’est d’abord créer, générer une appréciation mutuelle entre l’Entrepreneur Haïtien et les partenaires économiques, de dissiper des mythes ancrés dans l’opinion publique. Si les principaux partenaires économiques d’Haïti sont les Etats Unis, le CARICOM, et la République Dominicaine sans compter l’ALBA, pourquoi ne pas tirer certains avantages?
C’est une opportunité majeure qu’on a là de transformer l’image généralement négative d’Haïti en une image positive à travers les hommes d’affaires haïtiens. L’AEAH croit que ces opportunités résultent des négociations. Est -ce pourquoi, il s’avère nécessaire que le secteur d’affaires soit impliqué dans cette dynamique d’intégration du marché international.
Dans une économie ouverte et avec l’entrée du pays au CARICOM, où l’entreprise fait face à la concurrence internationale, le marché déjà faible est ouvert à des entreprises étrangères produisant essentiellement des biens similaires et souvent de meilleure qualité. Cette réalité confirme, si besoin était, qu’il est indispensable de mettre en place, conjointement avec le secteur privé, un ensemble de mécanismes visant une modernisation de notre industrie. Cette initiative devrait permettre aux entreprises de répondre à la demande locale tout en identifiant des créneaux d’exportation.
La recherche de marchés et de contrats demeure essentielle et doit être orientée aussi bien vers le marché local qu’extérieur, avec un souci de développement de marchés-cibles (niches).
Il faut, là également, fournir aux entrepreneurs un encadrement touchant à tous les aspects de leur vie (structure administrative, gestion, techniques de production, contrôle de qualité, commercialisation, formation du personnel…)
Une politique d’attraction d’Investisseurs potentiels devrait être la première considération pour toute politique générale de mobilisation de l’épargne des Haïtiens qui veulent percer le marché américain. Cette politique devrait identifier et classer les investisseurs potentiels selon des critères établis au préalable.
- Classe économique des Investisseurs
- Type d’Investisseur (Actif ou Passif)
- Profil de l’Investisseur
Enfin, dans un contexte macroéconomique particulièrement difficile et où les investisseurs étrangers sont assez timides, le Gouvernement a l’obligation de rassurer ces derniers sur l’environnement sécuritaire du pays


